Ergonomie

1062019

En tant que physiothérapeutes, nous traitons tous les jours des gens ayant des blessures. Cependant, ce ne sont pas seulement les sportifs qui viennent nous consulter avec des douleurs. Plusieurs personnes souffrant de douleurs aux épaules, au dos ou au cou ne pratiquent aucun sport. Dans plusieurs cas nous notons un dénominateur commun : l’ordinateur !

assis

Mélangeons un nombre élevé d’heures passées dans une position statique, un poste de travail mal adapté et une mauvaise posture et nous avons la combinaison parfaite pour développer des douleurs au dos, au cou, aux épaules, aux poignets et aux coudes.

En effet, la position assise peut facilement entraîner des douleurs. La gravité nous entrainant vers l’avant, le corps adopte alors la position la moins exigeante physiquement, c’est-à-dire une posture enroulée vers l’avant avec la tête en extension. Cette posture peut créer des douleurs au cou, au dos et être la source de raideurs et de douleurs aux épaules. Ce phénomène est amplifié avec un poste de travail mal adapté. L’ajustement de l’environnement de travail en fonction de nos caractéristiques physiques devient donc crucial lorsque le nombre d’heures passées devant le poste informatique est considérable.

L’aménagement du poste de travail doit tenir compte de certaines caractéristiques propres à chacun. Il doit être individualisé et adapté à la nature de la tâche à accomplir.

Voici quelques conseils pour l’aménagement de votre poste de travail informatisé.

La chaise : siège

La chaise du poste de travail doit être munie de dispositifs de réglage multiples afin de permettre un ajustement optimal. Idéalement, la hauteur du siège ainsi que l’inclinaison du siège et du dossier sont ajustables. Certaines chaises offrent même un réglage pour la profondeur du siège, ce qui est l’idéal. Elle devrait être munie d’accoudoirs ajustables en largeur et en hauteur, ainsi que d’un support lombaire, lui aussi ajustable, pour permettre une posture adéquate.

Les pieds reposent au sol.  Pour une personne de plus petite taille, si les pieds ne touchent pas au sol, un repose-pieds est de mise. Le creux du genou doit être dégagé pour ne pas causer de pression.

Les bras devraient idéalement reposer sur les appuis bras de façon à permettre un relâchement musculaire. Les coudes restent près du corps et les poignets sur le clavier se trouvant à être la prolongation des avants bras.

À noter qu’il n’est pas nécessaire d’avoir constamment les bras appuyés sur les accoudoirs. Il suffit de garder les coudes près du corps et les épaules relâchées.

Le bureau :       ergo buro

Le clavier et la souris se situent sur une tablette plus basse que l’écran afin de respecter l’alignement des bras. Ce dernier devrait être disposé à environ une longueur de bras et à la hauteur des yeux afin de garder la tête et le cou dans une position neutre. L’écran se trouve aussi en face du clavier pour éviter les rotations du cou. La souris doit être à la même hauteur que le clavier et située assez près de celui-ci pour limiter les mouvements des bras. Les raccourcis du clavier peuvent être une bonne option pour minimiser les mouvements de plus grande amplitude.

Dans le cas d’un poste de travail disposé sur un même plan, il faut d’abord ajuster la hauteur de la chaise pour respecter les principes énumérés plus haut. Dans plusieurs cas il faudra alors élever l’écran

Pour plus de conseils sur l’ajustement du poste de travail ainsi que pour des idées d’étirements et d’exercices à faire au travail, veuillez consulter votre physiothérapeute.

Si malgré l’ajustement de votre poste de travail vos douleurs persistent, n’hésitez pas à venir rencontrer un praticien spécialiste. Les causes existent, il suffit de les comprendre et les corriger, en même temps de retrouver rapidement un confort musculaire.

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Différentes pathologies
Exemple de gants pour éviter le TMS durant la dactylographie.

Ces troubles ne constituent pas une maladie déterminée mais un groupe hétéroclite de divers états spécifiques allant jusqu’à paralyser plusieurs membres.
Liste des pathologies concernées

Pour le poignet, la main et les doigts:
Tendinite
Ténosynovite
Syndrome du canal carpien
Syndrome de DeQuervain
Syndrome de la loge de Guyon

Pour le coude:
Épicondylite
Épitrochléite
Hygroma

Pour l’épaule:
Tendinopathie de la coiffe des rotateurs

Pour le genou:
Hygroma
Tendinite sous-quadricipitale ou rotulienne
Syndrome de compression du nerf sciatique poplité externe
Tendinite de la patte d’oie

Pour le pied et la cheville:
Tendinite achilléenne

Troubles systémiques
Certaines maladies peuvent se traduire par des troubles musculosquelettiques, dont par exemple
Maladie de Lyme1 (à tous les stades de la maladie, en raison notamment de l’arthrite de Lyme, qui peut être intermittente ou chronique (genoux, hanches, coudes chevilles, poignets peuvent être affectés, de même que les petites articulations). L’antibiothérapie peut supprimer ou améliorer ces symptômes, avec parfois une phase d’aggravation ou une inflammation chronique due à des mécanismes immunologiques1. Chez certains patients, une myosite peut faire aussi partie d’un « syndrome post-maladie de Lyme »)1.

Symptômes annonciateurs

Les signes avant coureurs, permettant de craindre les TMS, sont:

Une fatigue musculaire localisée et persistante, se traduisant par:
Des courbatures lors de la réalisation d’efforts
La difficulté à réaliser des efforts réalisables auparavant
Des picotements ou engourdissements lors d’atteintes nerveuses (canal carpien…)
Doigt replié, dans le cas d’atteintes tendineuses (Dupuytren…)

Le trouble le plus connu est le syndrome du canal carpien. Le nerf commandant les trois premiers doigts de la main est comprimé à l’intérieur du canal carpien. Ceci entraîne des douleurs et des fourmillements la nuit, puis une gêne et des maladresses au travail. Chaque année, en France, il y a 200 000 syndromes du canal carpien dont l’origine professionnelle est reconnue pour 130 000 opérés. Il existe un phénomène important de sous-déclaration.

Les facteurs de risque des TMS incluent les facteurs biomécaniques, les facteurs psychosociaux (le stress), ainsi que les caractéristiques de l’individu. Ce dernier facteur de risque individuel représente un risque assez faible.

Les facteurs bio-mécaniques incluent la « répétitivité » des gestes, les efforts excessifs, le travail statique de faible niveau maintenu dans le temps, les positions articulaires extrêmes et les chocs et pressions mécaniques. Le froid et les vibrations peuvent aggraver ces phénomènes. En 2003, 24,7 % des hommes exerçant une manutention manuelle de charges pendant plus de 20 heures ont un fort taux de risque d’être victime de TMS contre seulement 14.3 % des femmes. Mais les femmes ont plus de risque d’être victimes de TMS en exerçant un travail avec des contraintes visuelles (écran) pendant plus de 20 heures et ce, à hauteur de 58 % contre seulement 36.7 % chez les hommes2.

Les risques psychosociaux incluent notamment le manque d’autonomie, le niveau d’exigence, le soutien social (le collectif de travail), et le sentiment de ne pas être reconnu à sa juste valeur. Le stress joue un rôle important dans l’apparition des TMS car il peut provoquer des douleurs musculaires, une baisse de la vitesse de réparation des tissus musculaires, l’apparition d’œdèmes, l’inflammation des tendons, etc. Il existe également d’autres effets du stress à long terme comme les infarctus, les ulcères, les constipations, l’épaississement et le bouchage des artères, etc. Le stress apparaît lorsque les personnes n’ont pas la possibilité d’agir sur une situation qu’ils jugent agressive. S’ils peuvent modifier leur environnement personnel, cela aura un impact bénéfique sur leur état de santé.
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