Articulations et rhumatismes

1062019

Les différentes formes d’arthroses touchent plus de 10 millions de Français : pour tenter de prévenir les rhumatismes ou essayer de les soulager, les médecines naturelles ont d’intéressants conseils a donner, valables pour tous. Dès les plus petites douleurs, agissez ! Vous pourrez peut-être retarder la progression traumatisante.

par Marianne Roland-Mareuil 

 

 

La plupart du temps avec le vieillissement, mais quelquefois beaucoup plus tôt, les rhumatismes bloquent les articulations, provoquent des douleurs, des enflures, de grosses rougeurs, et déforment même parfois les membres. Contre cette lente dégénérescence, ces handicaps et cette souffrance, les naturo-thérapies ne manquent pas de protocoles, préventifs ou curatifs, souvent plus efficaces que ceux de la médecine conventionnelle dans la mesure où ce mal résulte essentiellement d’un manque d’hygiène de vie, d’encrassements toxiques et de déséquilibres énergétiques qui, tous, restent susceptibles de se voir régulés par la diététique, la phytothérapie, l’entretien physique, les biothérapies et les compléments nutritionnels.

Un certain nombre de précautions sont pas prendre : ne pas porter de charges lourdes, éviter la station debout prolongée, les montées et les descentes répétées d’escaliers. Par ailleurs, il est vivement conseillé d’utiliser de bonnes chaussures à semelles larges, épaisses et souples ; de protéger les articulations du froid et de l’humidité; de se relaxer en position de préférence allongée, avec un coussin sous les genoux et dans le dos; de se dérouiller les articulations chaque matin ou après une station assise prolongée; et même de perdre le poids en excès, lorsque c’est nécessaire…

Au travail, mieux vaut s’abstenir de contorsions répétées ou de mauvaises positions, sur son siège de bureau ou de véhicule. Naturellement un bon éclairage, une chaleur saine et un bon degré hygrométrique constant sont également conseillés.

Enfin, on veillera à éviter, où le cas échéant à faire soigner, toutes sources d’infections, et notamment dentaire, nasale, digestive ou urogénitale…

Mais au-delà de toutes ces mesures, il est surtout impératif de pratiquer des exercices réguliers, comme la natation, le vélo ou la gymnastique au sol, le yoga, en profitant le plus possible du plein air et du soleil, ou mieux encore d’entreprendre une gymnastique spécifique antirhumatismale… et, bien sûr, de s’assurer une alimentation adéquate.

 

Les grandes règles alimentaires

Parce que les rhumatismes sont intimement liés à un état d’intoxication, la désintoxication sera le maître mot de la diététique antirhumatismale. Elle consistera tout d’abord à s’abstenir de ce qui peut conduire à l’obésité, comme les graisses, les fritures, les farineux, les sucreries, les boissons alcoolisées, ou les excès de sel ; à éviter également de consommer tous les jours de la viande et très rarement les charcuteries, le café, le thé, le chocolat, et autres aliments puriniques qui génèrent des acides.

Par contre, on insistera sur les fruits et légumes crus dont les effets drainants sont favorables, comme : ail, carotte, céleri, chou, estragon, fenouil, oignon, persil, poireau, radis, salsifis, tomate ; fraise, cerise, citron, framboise, groseille, poire, pomme, prune, et raisin. On boira beaucoup entre les repas, une eau peu minéralisée, et on fera des cures fréquentes de jus de fruits comme la pomme, l’abricot, l’orange, la fraise, et surtout la fameuse cure de citron (si vous la supportez), en consommant tous les jours un citron de plus que la veille, jusqu’à dix par jour, puis un peu moins chaque jour. On pensera à régénérer constamment la flore intestinale à l’aide de yaourts bulgares et de choucroute biologique crue.

 

Des plantes pour combattre douleur et inflammation

Sans conteste, c’est la griffe du diable, ou harpagophytum, qui se classe au premier rang des phytothérapeutiques les plus employées dans ce domaine. Plante des régions désertiques de l’Afrique australe, l’harpagophytum contient de l’arpagoside, un puissant anti-inflammatoire que l’on utilise précisément dans le traitement de l’arthrose, aussi bien pour combattre la douleur que pour réduire l’inflammation. Des cures répétées de teinture mère suffisent bien souvent à améliorer grandement la mobilité des articulations, tout en éliminant l’acide urique.

D’autres plantes compléteront son action : l’arkékenge, la bardane, la bugrane, le caille-lait ou le frêne, ou mieux encore la prêle, qui agit de manière très efficace sur les articulations en raison de son exceptionnelle richesse en silice. On lui reconnaît même le pouvoir de faciliter la reconstitution du cartilage en cas d’arthritisme.
La reine-des-prés compte aussi parmi les meilleurs anti-inflammatoires et antalgiques naturels, grâce aux flavonoïdes et aux dérivés salicylés qu’elle contient. On l’utilisera donc avec profit contre tous les rhumatismes articulaires chroniques et l’arthrose, sous forme de tisane ou de teinture mère.

Les façons d’utiliser des plantes sont très variables. Pour cela, consulter les ouvrages de phytothérapie.

L’aromathérapie, enfin, agit d’une manière extrêmement ciblée en cas de rhumatisme d’origine infectieuse, grâce à l’aromatogramme qui définira qu’elles huiles essentielles précises peuvent venir à bout de l’agent infectieux.
D’ailleurs, en cas de polyarthrite rhumatoïde, on recommande d’employer l’antiviral et antimicrobien numéro un de l’aromathérapie, Ravensara aromatica, en attendant les résultats de l’aromatogramme. D’une manière plus générale, les huiles essentielles de citron, d’eucalyptus, de genévrier et de sassafras, en usage interne et/ou externe, contribuent quelquefois à une relative amélioration des rhumatismes.

Les huiles essentielles peuvent être utilisées sous de nombreuses formes. Beaucoup de solutions sont proposées en aromathérapie.

 

Une supplémentation pour régénérer le cartilage

On trouve aujourd’hui dans tous les magasins de diététique, pharmacies et parapharmacies, deux substances particulièrement efficaces en synergie : les sulfates de chondroïtine et de glucosamine, dont le principal intérêt est d’augmenter les mécanismes de défense et de reconstruction du cartilage. La chondroïtine sulfate est le constituant essentiel de la substance osseuse et cartilagineuse. Elle a une action inhibitrice sur les enzymes de dégradation du cartilage. En tant que complément, elle agit donc sur la structure du cartilage, le protégeant et participant à sa reconstitution. Quant à la glucosamine, élément fondamental des mucopolysaccharides formant le cartilage articulaire, elle est composée de glucose et d’un acide aminé, la glutamine, mais aussi de soufre, nutriments essentiel pour stabiliser la matrice du cartilage, des tendons et des ligaments. C’est d’ailleurs ce soufre qui stimule la synthèse des macromolécules du cartilage servant de lubrifiant. Cette complémentation, absorbée jusqu’à 98 %, s’indique en prévention dès qu’on ressent une raideur articulaire ou des douleurs le matin.

 

D’autres compléments pour lutter
contre l’infection, l’inflammation …et la déprime

Prendre tout simplement de la vitamine C s’avère souvent bénéfique en cas de rhumatisme car cette reine des vitamines est à la fois un anti-inflammatoire, un stimulant psycho-nerveux et immunitaire, un énergétique, un revitalisant, un antioxydant et un antiseptique. Bref elle est tout à fait indiquée (évidemment avec un bon dosage) en cas d’arthritisme, notamment infectieux ou avec un impact sur le moral.
L’oligo-thérapie, elles aussi, et très efficace dans le traitement des arthrites et des arthroses. Elle considère également l’arthritisme comme un terrain plutôt que comme une maladie.

 

Pour résumer, nous pouvons constater que le corps réclame un équilibre de nutriments, et que tous ces composants peuvent se trouver dans notre nourriture quotidienne à condition de la diversifier, de la réguler, et si possible, l’adapter aux besoins du corps par une écoute intime. L’équilibre chimique du corps est sensible, et pour cela, il est prudent d’être attentif aux éléments qui le pénètrent, tels que l’alimentation industrielle, l’air que l’on respire et la qualité de l’eau absorbée (élément essentiel à la vie).

 

 

Des chiffres inquiétants

L’arthrose n’est pas un mal moderne. Les squelettes des anciens hominiens et des animaux fossilisés en gardent la trace. Même les dinosaures souffraient d’arthrose il y a deux cents millions d’années ! L’arthrose n’épargne aucune race, et rares sont les individus qui y échappent. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population présente des articulations lésées à partir de cinquante ans. Après soixante ans, c’est la totalité et de la population qui souffre d’arthrose. Aujourd’hui, en France, plus de 10 millions de personnes ont une arthrose diagnostiquée, soit un Français sur six. Sa fréquence, ses multiples traitements, consultations, arrêts de travail et interventions chirurgicales font de l’arthrose un fléau socio-économique. Elle est, en France, l’affection la plus coûteuse après les maladies cardio-vasculaires.

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*

*







Pharmacie de Clavières |
mon combat contre l'obéséite |
Dites oui au massage... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | rayondesoleil22
| merci mon by pass
| Santé, Espérance et Pêche